Inde : un résultat en trompe-l’œil
La victoire du Parti du Congrès aux dernières élections ne doit pas masquer la montée des communautarismes et des tensions interreligieuses. Tribune de Raphaël Tyszblat*.
dans l’hebdo N° 1054 Acheter ce numéro

Quelque 714 millions d’Indiens (15 % de plus que lors du scrutin précédent, en 2004) ont renouvelé l’équivalent de l’Assemblée nationale (Lok Sabha) pour la quinzième fois depuis l’indépendance, en 1948. Après avoir craint la montée des partis régionaux, de castes et de religions (des centaines dans tout le pays), la plupart des analystes ont salué, le 16 mai, la victoire du Parti du Congrès comme une victoire historique du sécularisme sur le communautarisme. Les résultats ont permis de renforcer la crédibilité du parti historique de l’indépendance. Le lundi ayant suivi l’annonce des résultats, la bourse de Delhi a dû clore en avance après avoir atteint un plafond record, signe de la confiance des investisseurs envers le Premier ministre sortant, Manmohan Singh, appelé à former un nouveau gouvernement. On pourrait croire que l’Inde est désormais devenue une démocratie « occidentale » à toute épreuve, quand la paix civile se juge aux indices boursiers.
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