Le RSA, un pas de plus vers la précarité
Le Revenu de solidarité active est entré en vigueur sur tout le territoire le 1er juin. Mais, loin de réduire la pauvreté, le dispositif risque au contraire de contribuer à une fragilisation de la société tout entière.
dans l’hebdo N° 1055 Acheter ce numéro

C’est avec tambours et trompettes que le Revenu de solidarité active (RSA) est entré en vigueur ce 1er juin. En ces temps de crise, la mise en œuvre de l’unique mesure « sociale » du quinquennat ne devait surtout pas passer inaperçue. Martin Hirsch, désigné par Nicolas Sarkozy comme le « gardien » de sa promesse de réduire d’un tiers le taux de pauvreté en France, avait pourtant prévenu : « Nous n’avons jamais prétendu que le RSA était [la] solution miracle […] contre la pauvreté. » Il ne croyait pas si bien dire. Car le dispositif concocté par le haut-commissaire, et qui remplace désormais le RMI et l’allocation parent isolé (API), a toutes les chances d’être un coup d’épée dans l’eau pour les quelque 4 millions de ménages concernés. Pis, s’il est censé sortir