« Une finance carbone serait désastreuse pour la planète »
Alors que l’université d’été d’Attac vient de s’achever à Arles, Jean-Marie Harribey, son coprésident, explique que des alternatives au néolibéralisme sont possibles face la crise et à ses dégâts écologiques.
dans l’hebdo N° 1065 Acheter ce numéro

Politis : L’université d’été d’Attac s’est interrogée cette année sur le dépassement du capitalisme, alors que le gouvernement mise sur un redémarrage de celui-ci, avec ses polémiques comme les bonus aux traders. Quel a été le ton de l’université par rapport à cette situation ?
Jean-Marie Harribey : Cette interrogation sur le dépassement du capitalisme vient de la prise de conscience de la globalité de la crise à laquelle nous assistons. Cette crise a déferlé sur le monde au cours de la dernière décennie et connaît son paroxysme depuis deux ans. Nous analysons cette globalité comme la conjonction d’une crise de la reproduction du capital – donc une crise capitaliste