Inégaux face à la grippe

Apparu en avril au Mexique, le virus H1N1 a déjà fait 2 200 morts dans 177 pays. S’il est susceptible de toucher tout le monde, les habitants des pays pauvres sont les plus menacés. Il est donc impératif que les pays occidentaux appliquent une véritable solidarité internationale.

Ingrid Merckx  • 3 septembre 2009 abonné·es
Inégaux face à la grippe

Quatorze millions de morts chaque année. « Les maladies infectieuses demeurent la première cause de mortalité dans le monde – et d’abord dans le tiers monde » , rappelle Patrick Zylberman dans Des épidémies et des hommes (La Martinière). Certes, la médecine a progressé. Mais la propagation du sida et l’apparition de germes pharmaco-résistants ont fait exploser l’optimisme médical. « Au début du XXIe siècle, le moral est en berne. On évoque un retour aux vieilles méthodes : quarantaines et sanatorium », poursuit cet historien de la médecine. « Le risque épidémique fait fantasmer, renchérit Bruno Guérin, médecin à l’hôpital de Rodez. On garde en tête des images du type peste et choléra, et on réagit de manière violente. Cela paraît justifié face à l’histoire, et les sociétés occidentales ne sont plus prêtes à perdre 10 % de leur population

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Publié dans le dossier
Inégaux face à la grippe
Temps de lecture : 4 minutes