La trêve de La Rochelle
En acceptant des primaires ouvertes, Martine Aubry a repris la main. Mais ses propositions contre la politique gouvernementale manquent encore d’audace.
dans l’hebdo N° 1066 Acheter ce numéro

À la tribune, dimanche matin, Antoine Détourné avoue sa surprise. « On recommence à dire du bien de nous ! » La salle s’esclaffe. Comme le président des Jeunes Socialistes, la plupart des militants n’en reviennent pas, au moment de quitter La Rochelle, d’avoir enfin bonne presse. Ils craignaient que leur université d’été ne vire à la foire d’empoigne. Elle fut calme et studieuse. Conviviale aussi, insiste Martine Aubry pour s’en réjouir. Cette trêve, après l’interminable guérilla du congrès de Reims, des élections européennes désastreuses, les échanges épistolaires aigres-doux de l’été et la cacophonie aoûtienne sur les primaires et les alliances, n’était pourtant pas l’hypothèse la plus vraisemblable. Elle n’aurait pas existé sans