« Plus grand que soi »

Le comédien Simon Abkarian, nourri dans son enfance des récits de la résistance arménienne, explique comment il a appréhendé le rôle de Manouchian, dont il fait admirablement résonner la parole.

Christophe Kantcheff  • 17 septembre 2009 abonné·es

Manouchian, Simon Abkarian le connaît depuis toujours. Il fait partie de ces hommes dont son père, préoccupé par le fait de la lutte armée, lui a beaucoup parlé, et qui a évidemment sa place au Panthéon des Arméniens. « Pour mon père, raconte l’acteur, dont le ­propre père était un survivant du génocide, ce qui faisait le lien entre ceux qui avaient choisi la résistance, qu’elle fût irlandaise, française, sud-américaine ou arménienne, c’était d’être digne de son titre d’homme, de pouvoir rendre des comptes à sa conscience, c’est-à-dire à la génération suivante, quitte à en mourir. » Simon Abkarian a été élevé avec ces exemples-là pour horizon. Alors, quand il a fallu incarner Missak Manouchian, ne s’est-il pas senti écrasé ? « Un tel personnage, il faut le désacraliser et l’amener

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Publié dans le dossier
L'armée du crime : vivre et résister
Temps de lecture : 5 minutes