Primaire à gauche : Une fausse bonne idée

En apparence séduisante, la désignation ouverte du candidat du PS, voire de la gauche, aura des répercussions lourdes de conséquences, pour la gauche et notre système politique.

Michel Soudais  • 3 septembre 2009 abonné·es
Primaire à gauche : Une fausse bonne idée

Drôle de débat. En pleine crise économique, alors que la seule véritable croissance est celle du chômage (complet ou partiel), des responsables socialistes estiment que rien n’est plus urgent que de décider maintenant du mode de désignation du candidat qui représentera la gauche, ou à défaut le PS, à l’élection présidentielle de… 2012. Il faut croire que cette quête effrénée d’un chef incontesté n’a rien de choquant puisque sous la pression de quelques socialistes de la jeune génération – les fameux « quadras » parfois proches de la cinquantaine –, d’une boîte à penser « progressiste » – les guillemets sont de rigueur –, de la presse – saluons la réussite de Libération  – et des sondages, la quasi-totalité des dirigeants socialistes s’y sont ralliés. Avec bonheur, doivent-ils penser, puisque, selon un sondage de l’Observatoire de l’opinion LH2, commandé par le site nouvelobs.com, et opportunément publié lundi, 58 % des sympathisants de gauche estiment que des primaires ouvertes peuvent servir de base au renouveau du PS et de la gauche.

Certes, la patronne du PS, qui veut se garder de tout hégémonisme, a prudemment récusé l’idée que cette «  primaire ouverte » soit

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

« Un mur, ça se monte, ça se démonte » : la France insoumise rêve de casser la finance
Économie • 6 novembre 2026 abonné·es

« Un mur, ça se monte, ça se démonte » : la France insoumise rêve de casser la finance

Derrière certaines formules provocatrices, Jean-Luc Mélenchon et les siens espèrent surtout sortir la France de sa dépendance aux marchés financiers. Et rêvent de remettre de la politique dans un débat public obsédé, selon eux, par la « métaphysique du marché ».
Par Lucas Sarafian
Les insoumis rêvent d’élargissement mais le reste de la gauche préfère attendre
Analyse • 6 novembre 2026 abonné·es

Les insoumis rêvent d’élargissement mais le reste de la gauche préfère attendre

La France insoumise négocie avec Génération.s, certains députés écolos poussent pour un rapprochement, le chef de file des députés communistes vient de se rallier. Jean-Luc Mélenchon aimante la gauche. Mais l’OPA se fait encore attendre.
Par Lucas Sarafian
Avec son nouveau programme, LFI veut plier le match des idées
Politique • 6 novembre 2026

Avec son nouveau programme, LFI veut plier le match des idées

Avec 1 069 mesures, les insoumis dévoilent une mouture mise à jour de L’Avenir en commun. Entre nouveautés écologiques, droits inédits et marqueurs historiques, le mouvement entend imposer ses idées dans le débat public et ainsi prendre une longueur d’avance dans la course présidentielle.
Par Lucas Sarafian
« Les interdictions de manifestation révèlent un affaiblissement préoccupant de l’État de droit »
Entretien • 3 novembre 2026 abonné·es

« Les interdictions de manifestation révèlent un affaiblissement préoccupant de l’État de droit »

Nathalie Tehio, avocate et présidente de la Ligue des droits de l’Homme, décrypte les mécanismes du virage autoritaire et appelle à une mobilisation collective pour défendre les libertés fondamentales.
Par Pierre Jacquemain