Au bonheur des riches

Le projet de loi de finances pour 2010 favorise les entreprises et les hauts revenus, et délaisse la protection sociale.

Thierry Brun  • 8 octobre 2009 abonné·es
Au bonheur des riches

En présentant un « budget de sortie de crise » pour 2010, le Premier ministre François Fillon parie sur un « choc de compétitivité » et un transfert massif de la fiscalité vers les entreprises et les marchés financiers qui sont à l’origine de ladite crise. Cette orientation néglige l’emploi et le pouvoir d’achat, parents pauvres du budget, alors que le privé a enregistré 580 000 destructions d’emplois cette année et que le gouvernement table sur la disparition de 190 000 autres en 2010, mouvement auquel il participera en supprimant près de 34 000 postes de fonctionnaires l’année prochaine.

Même dans la tourmente d’une crise qui n’est pas terminée, le projet de loi de finances pour 2010, qui

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Temps de lecture : 4 minutes