Les monnaies alternatives ont la cote !

De plus en plus de villes américaines croient aux bienfaits des devises alternatives pour contrer la récession. Le système favorise la production locale et renforce les liens des communautés. Nous nous sommes rendus dans une commune du Massachusetts qui a tenté l’expérience.

Alexis Buisson  • 22 octobre 2009 abonné·es
Les monnaies alternatives ont la cote !

Perdue dans la forêt dense du Massachusetts dans le Nord-Est américain, la commune de Great Barrington, 19 000 habitants, respire comme un parfum de révolution. Est-ce dû à cette stèle qui, à l’entrée de la ville, rappelle qu’elle a été le ­théâtre, le 16 août 1774, de la première résistance ouverte contre l’oppresseur anglais, à l’aube de la guerre d’Indépendance ? Ou est-ce dû à autre chose ? C’est que, deux siècles plus tard, une autre révolution est en cours. Cette fois, elle ne se déroule pas dans les rues cossues de la ville mais derrière les guichets tranquilles des commerces de Main-Street, l’artère principale de Great Barrington. En 2006, en effet, une devise locale, les ­Berk­Shares, ­faisait irruption dans les porte-monnaie et les tiroirs-caisses. À Great Barrington, il est désormais possible d’acheter son fromage ou de payer son coiffeur soit en dollars soit en BerkShares, et même d’échanger ses billets verts contre cette monnaie un peu particulière à la banque du coin. « Un jour, les eaux monteront et nous serons cernés par les flots, sourit Matthew Rubiner, propriétaire de Rubiner’s, la fromagerie locale. Donc il vaut mieux se protéger dès maintenant et

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Publié dans le dossier
Les plus gros bobards de Sarkozy
Temps de lecture : 7 minutes