Les Amap ne veulent pas se banaliser
Les 5 et 6 décembre, des centaines d’acteurs des Amap se retrouvent dans la Drôme pour échanger leurs expériences. Le succès de ces associations bouleverse à la fois les modes de production et de consommation. Ces réseaux recréent aussi du lien social, au-delà des problèmes de l’agriculture paysanne.
dans l’hebdo N° 1078 Acheter ce numéro

«Ceux qui pensent qu’une Amap est juste une nouvelle façon de consommer se trompent. Il ne s’agit là que d’une conséquence de sa réussite, car cette innovation sociale dans la relation avec des producteurs vise d’abord à aider les exploitants agricoles à maintenir, comme son nom l’indique, l’agriculture paysanne, à aider des agriculteurs à vivre ou à survivre ; tout comme, pour un paysan, une Amap ne peut pas seulement être une autre façon d’écouler sa production. » Cofondatrice en 2005 (à la suite d’un colloque d’Attac et des Amis du Monde diplomatique auquel étaient venus assister quelques agriculteurs) de l’Amapp [^2] du Gâtinais, qui essaime aujourd’hui dans tout le département du Loiret, Guylaine Goulfier insiste sur les fonctions sociales et politiques des Amap, sur la qualité des rencontres autour d’un nouveau lien social. Pour que son association, installée dans un village de 80 habitants, Cortrat, qui regroupe