Les chômeurs réclament un plan d’urgence
Les chômeurs, soutenus par des salariés de Pôle emploi, ont multiplié leurs actions depuis le 28 octobre à l’appel du collectif Droits nouveaux. Tous dénoncent la dégradation des conditions de la recherche d’emploi.
dans l’hebdo N° 1075 Acheter ce numéro

« Le stress de la recherche d’emploi rend les gens dingues » , murmure un homme, chômeur depuis peu, devant la scène qui s’est produite à l’entrée d’une agence Pôle emploi du XIXe arrondissement de Paris. L’ambiance de l’espace Laumière a tourné au vinaigre devant une affichette proposant les offres d’emploi du Club Med. Enervée, une jeune chômeuse hurle qu’on ne veut pas lui faire une photocopie du précieux document, qui contient numéro de téléphone et adresse. En face d’elle, une conseillère au bord des larmes ne sait plus quoi dire, et cède sa place à d’autres agents, puis à la directrice adjointe. Brouhaha, discussion et retour au calme. Cette montée de colère est courante dans les espaces feutrés de Pôle emploi, et parfois plus violente quand la file d’attente s’allonge. Là, l’incident est intervenu alors que l’agence est occupée, ce mercredi 28 octobre, par une trentaine de chômeurs du collectif Pour des droits nouveaux (dont AC !, les intermittents de la CIP-IDF et l’Appel et la Pioche). De telles actions d’occupation se sont répétées dans plusieurs villes de France pendant trois jours. « Il est temps de nous faire entendre pour obliger le gouvernement à répondre à l’urgence sociale », expliquent Évelyne Perrin, une habituée des actions, membre d’Agir