Le pays de Ben Ali tabasse les libertés
Alors que le journaliste Taoufik Ben Brik vient d’être condamné à six mois de prison ferme, des militants des libertés publiques et des droits humains dénoncent une grave dérive du pouvoir, à un niveau jamais atteint.
dans l’hebdo N° 1080 Acheter ce numéro

En Tunisie, les défenseurs des libertés publiques, les journalistes et les opposants de tout poil à Zine el-Abidine Ben Ali « connaissent un certain nombre de difficultés » . Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme (LDH), a le sens de la litote. Réunis à Paris à l’initiative de la Ligue et de diverses associations de défense des droits humains des deux rives de la Méditerranée [^2], un quintette d’avocats régulièrement mandatés dans les tribunaux de Tunis a tiré la sonnette d’alarme contre la vague de répression sans précédent qui touche les militants au pays de Ben Ali. Le tout sous le regard complice de la France et de l’Union européenne, qui ne pipent mot.
C’est Me François-Xavier Matteoli, ancien bâtonnier du barreau des Hauts-de-Seine, qui ouvre le bal. Mandaté par l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme et le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme pour assister au procès du journaliste et
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