À visages découverts
Dans « Shirin », la caméra d’Abbas Kiarostami saisit les émotions de 108 actrices assistant à la projection d’un film d’amour romanesque.
Article paru
dans l’hebdo N° 1086 Acheter ce numéro
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Palme d’or en 1997 avec le Goût de la cerise , grand prix du jury au même festival deux ans plus tard avec le Vent nous emportera , Abbas Kiarostami aurait pu transformer ces honneurs en garantie sur l’avenir. Mais, notamment depuis Close-up , tourné en 1989 et édité aujourd’hui en DVD [^2], le cinéaste iranien n’aime pas ce qui est trouvé avant d’être cherché, et continue à interroger son art et ses possibilités. Shirin en témoigne à nouveau. Le principe en est simple : alors qu’est projeté dans une salle un film racontant