Quand il ne reste plus que la rue

La rudesse de l’hiver a remis en évidence le sort des sans-abri. C’est le cas de Thibault, qui s’est retrouvé dans la rue à la suite d’une rupture. François, lui, y campe depuis un bail. Ils témoignent. Reportage.

Linda Maziz  • 21 janvier 2010 abonné·es
Quand il ne reste plus que la rue
© *Les prénoms ont été changés.

Thibault* n’aurait jamais pensé que ce jour arriverait. Il ne s’y était pas préparé. On ne peut pas le lui reprocher : personne n’imagine se retrouver un beau matin dans la rue, sans savoir où aller. « C’est seulement quand on y est qu’on commence à réaliser. » Son histoire est désespérément banale. Il y a quelque mois, il n’avait aucune raison de s’inquiéter. Marié, deux enfants, cuistot de formation, il enchaîne les missions par Intérim dans les restaurants. « La petite vie tranquille, quoi. » Et puis, sans prévenir, sa main gauche lui cause des soucis de santé. Il doit rendre son tablier. Peu après, c’est son couple qui lâche. Il laisse l’appart à sa femme « pour les enfants » , et se met en quête d’un nouveau logement. « Je savais que ça

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Société
Temps de lecture : 9 minutes