Cher Bernard, …
dans l’hebdo N° 1089 Acheter ce numéro

Quoi, Bernard ? Tu n’as que 65 ans ? Moi qui roule vers les 75, depuis le n ° 1 de Politis, je t’ai toujours pris pour mon grand frère. Je continuerai.
Jean Thévenard, Nancy
Je suis confus que mon courrier « Où va Bernard Langlois », paru dans Politis n° 1086, ait provoqué autant de réactions. Je ne peux rester sans réagir après la réponse de Bernard dans le dernier numéro, « Révérence », où il annonce l’arrêt de son bloc-notes. Je le remercie infiniment pour sa franchise, la rigueur de son jugement, le détail de ses motivations, et les liens qui nous unissent, l’équipe de Politis , les journalistes et les lecteurs. Je voudrais dire et préciser que mon intention dans mon courrier n’était pas de souhaiter son départ (que je regrette), ni qu’il triche (comme il le dit), ni qu’il renonce à ses analyses (d’apparence pessimiste), ni qu’il tergiverse encore. Je voulais simplement exprimer un encouragement, pour nous tous, à ne pas renoncer à la lutte sous toutes ses formes contre cette société libérale et pour un autre monde, sans mettre en cause Bernard, encore moins l’accuser de désertion. Je regrette de ne m’être pas bien fait comprendre (je n’ai pas son talent). Il écrit, entre autres, « qu’il n’a pas à rougir de son parcours après quarante-sept ans de journalisme » . Qu’il se rassure, nous lui disons qu’il peut en être très fier. Il nous a tant donné et apporté à tous pendant toutes ces années. Nous pouvons lui souhaiter un plaisir à vivre ô combien mérité, dans son jardin, dans ses lectures, dans sa nature. Nous savons aussi qu’il sera très utile à travers le blog sur le site de Politis. Merci Bernard pour tout. Bon courage. Apprécie ce calme nécessaire. Le meilleur pour toi !
Fernand Landraud
Du haut de mes 71 ans, je tire un coup de chapeau à Bernard Langlois, qui nous tire sa révérence : je l’imaginais au moins de mon âge, ce gamin de 65 ans que je lis dans Politis depuis le n° 1… Bon, j’admets sa lassitude et j’essaierai de suivre son « blog-notes » qu’annonce Denis Sieffert dans le post-scriptum à son bel édito. Merci d’avance à Politis de publier souvent, sur papier, des extraits des bla-bla de Bernard… J’ai plaisir à me souvenir d’un des plus beaux slogans lus en Mai 68 à Paris : « Il faut enfoncer les portes ouvertes, elles se referment » … Cela a de l’avenir, sûr !
Rémi Begouen
Mais il a raison, notre « B. L. » (c’est un peu le mien… et je le partage bien volontiers !), de mettre en cause les dirigeants syndicaux qui ne font plus de syndicalisme, puisqu’ils dirigent en bons dirigeants qu’ils sont et non en syndicalistes qu’ils ne sont plus. Le mot « dirigeant » est employé à juste titre. L’individualisme est contagieux, et ce n’est pas étonnant qu’il y ait de moins en moins de syndiqués ! Non, il ne déserte pas, B. L., il a le courage de faire un constat juste, précis et clair. Ça dérange et c’est très bien […]. Je suis ravie de lire systématiquement en premier le BN de B. L., je suis ravie de ses coups de gueule et de la résistance qui lui sied à merveille pour ne pas entrer dans le langage soporifique, comme la plupart des médias et la soupe qu’ils nous servent dans leurs JT chéris. Révérence, B. L., et je ne peux pas imaginer que, dans les prochains Politis, ne figure pas de billet. Tiens, Villepin vient d’être relaxé… Et notre ami, ou plutôt votre ami, Denis Robert, qui lui non plus ne s’en laisse pas conter… Et le jour de l’anniv du Tsar Cosy ! Je comprends votre ras-le-bol, mais ôtez-moi un doute : pas vous ! Certes, la vallée de la Sioule et du Sioulet vous