Pour une maternité émancipée

Prolongeant le débat initié dans Politis le 18 février, Corinne Morel Darleux réprouve le modèle productiviste aliénant défendu par Élisabeth Badinter, tandis que Clémentine Autain et Dominique Meda aspirent à une refonte des politiques familiales.

Clémentine Autain  et  Dominique Méda  • 25 février 2010 abonné·es

Avec la sortie de son dernier livre, le Conflit, la femme et la mère (Flammarion), Élisabeth Badinter suscite un vif intérêt médiatique. La thèse du livre n’a pourtant rien de très neuf : c’est une dénonciation en règle du discours essentialiste sur la maternité. Dans l’Amour en plus, paru en 1980, la philosophe avait déjà mis en cause « l’instinct maternel ». Aujourd’hui, elle dénonce avec force et radicalité l’idéologie naturaliste qui oblige les femmes à donner leur corps, leur temps et leur liberté à l’enfant, et pointe les régressions à l’œuvre dans un contexte de crise économique où les femmes sont invitées à rentrer à la maison. Un coup de gueule qui fait du bien car les discours normatifs et le sexisme de l’univers qui entoure la maternité sont bel et bien préoccupants. Les futures mamans sont sous la

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Idées
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