Sanofi préfère les profits

La logique financière domine les décisions de Sanofi-Aventis, au point de supprimer 1300 postes
de chercheurs. Ceux-ci ont manifesté le 16 février pour protester contre cette politique subventionnée par l’État.

Léa Barbat  • 25 février 2010 abonné·es

Place du Président-Édouard-Harriot dans le VIIe arrondissement de Paris. Le 16 février, la sono d’une camionnette balance de la musique, une femme distribue des déguisements de chercheur. Venus des quatre coins de la France, les délégués syndicaux de Sanofi-Aventis s’équipent de charlottes et de blouses blanches. Symboles du malaise ambiant, une majorité des salariés présents sont des chercheurs, qui ont été refoulés à quelques rues de l’entrée de la Maison de la chimie, où Christopher Viehbacher, patron de Sanofi-Aventis, déjeune avec les députés des régions où les sites du groupe sont implantés. La première entreprise pharmaceutique française, et la seconde européenne, y a présenté le détail des 3 000 suppressions d’emplois, dont 1 300 dans la recherche. Par un

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Temps de lecture : 4 minutes