Hommage à Jean Ferrat
Jean Ferrat s’en est allé et notre tristesse est aussi grande que notre colère face à certains « hommages » hypocrites.
dans l’hebdo N° 1094 Acheter ce numéro

Vendredi, Jean Ferrat est mort, et nous avons pleuré. De libre tristesse, d’abord, en mesurant soudain, pense-t-on jamais à ces choses-là, combien nous importait de le savoir en vie, debout jusqu’au bout, et si droit. Combien ses mots comptaient. Puis d’un peu d’amertume – et d’ironie, sans doute – quand l’ « ordinaire pourriture, cette bouffissure médiatique si satisfaite d’elle-même et qui n’en finit pas de se donner à contempler » , et qui est tout ce que Jean Ferrat n’était pas, s’est brièvement inclinée « devant un type bien [^2] , avant de s’en retourner à sa quotidienne promotion de tout ce contre quoi le chanteur se battait.
Puis, enfin, de quelque chose qui ressemblait