« Nous allons vers un social business »

L’importante action associative dans la politique régionale est menacée par les réformes engagées par le gouvernement. L’économiste Jean-Louis Laville* analyse la logique de ces changements.

Thierry Brun  • 11 mars 2010 abonné·es
« Nous allons vers un social business »
© AFP/MERLE * Auteur de Politique de l’association, éditions du Seuil, 2010.

Politis : On parle peu du rôle des associations dans la campagne pour les élections régionales. Comment l’expliquer ?

Jean-Louis Laville : Le sujet est en effet peu abordé, il n’en est pas moins crucial pour demain. Les associations sont à la croisée des chemins parce qu’elles sont prises entre deux types de régulation. À la régulation typique de la période 1945-1975, dans laquelle l’État exerce une certaine tutelle sur les associations, s’est ajoutée une autre forme de régulation, introduite à partir des années 1980 dans différents pays, que l’on peut qualifier de concurrentielle. Dans ce dernier cas, on a une systématisation des procédures par appel d’offres. On a aussi une approche des personnes comme des

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