L’émergence d’un mouvement
De retour de Cochabamba, Patrick Farbiaz a constaté
un renouveau
de l’altermondialisme,
bien qu’une réelle coalition mondiale contre la crise climatique reste à construire.
dans l’hebdo N° 1100 Acheter ce numéro
La Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre mère, qui s’est déroulée du 19 au 22 avril à Cochabamba, avait le goût d’un Forum social. Mais c’était autre chose : un objet politique tente de s’inventer. Bien sûr, on y retrouvait les ingrédients qui ont fait le succès des rassemblements altermondialistes : 35 151 accrédités, 142 pays représentés, 42 délégations officielles, 17 ateliers principaux (sur le financement, la dette climatique, les réfugiés climatiques, les forêts, le protocole de Kyoto…), le « off » et sa « Mesa 18 » – une sorte de 18e atelier en dehors de la programmation officielle –, les grand-messes avec Naomi Klein, Noam Chomsky, Vandana Shiva, des producteurs de commerce équitable […]. Mais il y avait plus. D’abord, la présence massive