L’État abandonne ses foyers
Les négociations pour la cession d’Adoma par l’État ont suscité une grève et une manifestation.
Les syndicats dénoncent le démantèlement de cet opérateur public du logement très social et de l’hébergement d’urgence.
dans l’hebdo N° 1097 Acheter ce numéro
«On était bien encadrés par les gendarmes mobiles alors que c’était une manif bon enfant ! » , raconte Souhayl Attyé, délégué syndical central CFDT d’Adoma, qui s’étonne d’un tel dispositif pour quelques centaines de salariés manifestant dans les rues de Paris, le 29 mars. Ce mouvement social refuse que soit bradé Adoma, outil de l’État le plus important dans le domaine de l’habitat social, qui a succédé à la Sonacotra en 2007. Fait rare, une journée morte a été organisée dans toute la France, à l’appel d’une intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, SUD, CFTC), alors que devait se tenir un conseil d’administration au siège parisien de cette société d’économie mixte, détenue à 57,1 % par l’État.
Son report à une date qui n’a pas été fixée est le énième rebondissement dans une négociation de longue haleine entre l’État et la Société nationale