Mea culpa de l’OMS

Politis  • 22 avril 2010
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L’Organisation mondiale de la santé a reconnu des « failles » dans sa gestion de la pandémie de grippe A. Confusion dans la terminologie utilisée, défaut de communication sur l’incertitude qui prévaut, et non-anticipation de la rapidité avec laquelle se diffusent les informations, a admis Keiji Fukuda, spécialiste de la grippe au sein de l’organisation, devant un comité de 29 experts indépendants issus de 28 pays et chargés d’enquêter, notamment, sur les collusions de l’OMS avec l’industrie pharmaceutique. Réunis du 12 au 14 avril à Genève, ils ont jusqu’à la fin 2010 pour rendre leur avis sur, entre autres, la prise en compte du degré de gravité d’un virus dans le lancement d’une alerte. « Je ne peux répondre qu’à titre personnel : je n’ai à aucun moment été contacté par l’industrie pharmaceutique » , a assuré John Mackensie, président du mal connu Comité d’urgence du règlement sanitaire international, qui conseille l’OMS. Accusée d’avoir exagéré la menace sous l’influence des laboratoires, et donc encouragé les gouvernements à commander des vaccins, l’OMS avait autorisé la presse à suivre ces débats.

Société
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