Quand le fret aérien bat de l’aile

En quelques jours, le volcan islandais a bloqué le transport par avion de marchandises, au grand dam des multinationales. Où l’on découvre que des produits frais font le tour de la planète, au gré de la mondialisation.

Claude-Marie Vadrot  • 29 avril 2010 abonné·es
Quand le fret aérien bat de l’aile
© PHOTO : KITWOOD/AFP

Dans le flot des nouvelles concernant l’arrêt du trafic aérien consécutif à l’éruption du volcan islandais, une information est passée quasiment inaperçue. Le groupe Nissan a annoncé qu’il devait arrêter la production de certains véhicules en raison de la pénurie de composants et de pièces détachées qui étaient livrées au Japon par avion… depuis l’Irlande. Ce blocage peut paraître anecdotique : il est cependant une parfaite illustration d’une mondialisation reposant de plus en plus sur des échanges aériens en flux tendus.

Sept mille tonnes de marchandises, notamment des appareils électroniques, des articles de luxe, mais aussi des produits frais, sont ainsi chaque jour envoyées par les airs depuis l’Asie vers l’Europe. Pour avoir tout misé sur les avions-cargos trimballant ces marchandises d’un bout à l’autre de la planète en fonction des avantages fluctuants des délocalisations, des cours mondiaux et de l’exploitation de main-d’œuvre bon marché, des multinationales ont failli priver l’Europe de tomates cerises… Et, tandis que des millions de roses

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Temps de lecture : 6 minutes