Toutes les peines du monde, et tous les sentiments

Dans « les Arrivants », Claudine Bories et Patrice Chagnard allient force dramaturgique et éthique du regard.

Christophe Kantcheff  • 8 avril 2010 abonné·es

Les premières images des Arrivants montrent une statue d’éléphant hindou transportée dans les rues de Paris. Décalage avec ce qui suit ? Non pas. Le rappel, d’emblée, que le spectateur entre dans un film, pas dans la réalité. Or, c’est parce qu’il a de puissantes qualités cinématographiques, combinées à la force de son sujet, que les Arrivants est un documentaire si passionnant.

Par exemple : sa dramaturgie, toujours vive, tendue. Ainsi, dans le local de la Cafda, les cinéastes choisissent de montrer non les moments d’attente ou de solitude des arrivants, désœuvrés sur leurs

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Publié dans le dossier
Droit d'asile en péril
Temps de lecture : 3 minutes