Big Brother Awards : après le contrôle, remise des notes !
Avec dix prix et un double palmarès, les Big Brother Awards, qui « récompensent » les apôtres de la surveillance, fêtent leurs dix ans. L’occasion de vérifier qu’ils n’ont rien perdu de leur humour et de leur pugnacité.
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Barcamp : http://bigbrotherawards.eu.org/article1127.html
Théâtre de la Belle Étoile :
PHOTO : HUGUEN/AFP
La remise annuelle des Big Brother Awards (BBA) est devenue une quasi-institution. Tout a commencé en 2000. Le concept de ces Oscars de la surveillance, lancé par l’ONG anglaise Privacy, est repris par une poignée de militants français à l’initiative du journaliste Jérôme Thorel. L’idée est simple : quatre « Orwell » pour les méchants – État/Élus, Localité, Entreprise, Novlangue (introduit en 2004 pour remplacer Technologie) –, un cinquième prix pour les empêcheurs de surveiller en rond, baptisé Voltaire, et une cérémonie de remise des prix parodique. Les organisateurs, affublés de tenues militaires, casque bleu ou casquette martiale de contrôleur RATP, ont fait le choix de l’humour et de la satire pour évoquer les méthodes et l’irrépressible avancée du contrôle tous azimuts de la population. Chaque année, ils reçoivent des dizaines de dossiers. Chaque année, les prix-sanctions tombent. Assez médiatisée à ses débuts, la révélation des primés ne suscite bientôt plus que quelques lignes. Comme si tout le monde s’habituait à cette surveillance constante contre laquelle « on ne peut rien faire ». Les médias se font rares, mais
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