Et si on régulait au lieu d’interdire ?
La 21e Conférence internationale sur la réduction des risques liés à la consommation de drogues s’est tenue la semaine passée à Liverpool. L’occasion de faire le point sur la situation des usagers à travers le monde.
dans l’hebdo N° 1101 Acheter ce numéro

Plus de 1 400 délégués du monde entier se sont retrouvés du 25 au 29 avril à Liverpool, cité d’abord connue pour être celle de naissance des quatre Beatles, et (un peu moins) comme une des premières à avoir mis en œuvre des programmes de réduction des risques (RdR) liés à l’usage de drogues, dès les années 1980, en réponse à l’épidémie de sida parmi les héroïnomanes. Venus des cinq continents, professeurs d’université, médecins, épidémiologistes, criminologues, chercheurs de multiples fondations et professionnels de structures accueillant des usagers de drogues ont répondu à l’appel de l’Association internationale de réduction des risques (IHRA). Le choix de Liverpool pour cette 21e conférence annuelle ne devait rien au hasard. En 1990, quelque 250 personnes s’y étaient en effet réunies pour la toute première édition, alors que la réduction des risques liés à l’usage de drogues était encore balbutiante.
Revenir dans cette ville vingt ans après voulait sans aucun doute à la fois souligner le chemin parcouru (l’augmentation du nombre de délégués confirmant à lui seul la réussite de l’entreprise) et initier le passage de témoin en direction d’une nouvelle génération. Pourtant, d’une intervention à l’autre, on s’est vite rendu compte que, si de nombreux progrès ont été accomplis,