« Le plan grec sert d’épouvantail »

Membre fondateur d’Attac Grèce, Athanase Contargyris* conteste l’adoption du plan d’austérité remanié par l’Union européenne. Il explique ici pourquoi ses dispositions aggraveront les inégalités.

Thierry Brun  • 13 mai 2010 abonné·es

POLITIS : Que pensez-vous des récentes annonces autour de la stabilité financière ?

Athanase Contargyris : Elles reconnaissent la nécessité de juguler la spéculation financière contre l’euro et les dettes souveraines des États, et on ne peut que se réjouir de voir les gouvernements européens prendre des mesures pour dissuader les spéculateurs de déstabiliser des gouvernements et des pays, comme ils l’ont fait avec la Grèce. Cela aurait dû être fait bien avant. On ne peut qu’espérer que ce ne soit pas trop tard et que ces annonces seront efficaces. En revanche, cela ne devrait pas changer sensiblement la situation grecque. Les principaux bénéficiaires sont les banques françaises et allemandes, qui détiennent la majorité des dettes des pays que la poursuite de la spéculation menaçait le plus. Par ailleurs, la rigueur excessive du plan grec s’explique encore mieux, dans ce nouveau contexte : il sert d’épouvantail pour inciter notamment l’Espagne, le Portugal et l’Italie, voire la France, à

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