La Joconde n’aime pas les frites

La galerie commerciale du Louvre continue d’ouvrir ses portes à des enseignes commerciales. Une orientation qui pose la question du statut de la culture et de son image.

Blandine Le Cain  • 15 juillet 2010 abonné·es
La Joconde n’aime pas les frites
© PHOTO : MEDINA/AFP

La nouvelle avait fait les gros titres à l’étranger. L’arrivée du symbole de la malbouffe dans l’antre d’un monument culturel français paraissait impensable de l’autre côté des frontières. Le nouveau restaurant McDonald’s installé en 2009 à deux pas du Louvre n’était pourtant pas la première enseigne dont l’implantation dans la galerie commerciale du musée pouvait susciter l’étonnement. Récemment, c’est la première boutique Apple Store de France qui s’est ajoutée aux Sephora, Virgin Megastore ou Body Shop déjà présents depuis bientôt vingt ans. Si la force du symbole de McDo est indéniable, les réactions contre l’association de la culture à la consommation n’ont pas attendu le célèbre clown américain pour s’exprimer.

Ouverte en 1993, la Galerie du Carrousel, située sous l’arc du même nom, entre la cour du Louvre et le jardin des Tuileries, ne devait au départ recevoir que des activités commerciales « réglementées et limitées aux activités culturelles et touristiques essentiellement ». Dès le départ, des critiques

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