Les papes et les monarques

À Avignon, la fantaisie légère d’un Avron et d’un Cadiot l’emporte sur les spectacles aux mises en scène massives.

Gilles Costaz  • 22 juillet 2010 abonné·es

Le festival d’Avignon selon Jean Vilar, aux allures nobles dans sa quête d’un public populaire, ne veut pas mourir. Il s’efface pourtant devant un théâtre plus cassé, rageur, cinglant, désespéré, qui est largement celui des créations européennes d’aujourd’hui. Mais cet esprit vilarien reste toujours en filigrane. C’était tout le sens de la présence de Philippe Avron, qui jouait au théâtre des Halles M ontaigne, Shakespeare, mon père et moi, un spectacle écrit par lui et dont il a partagé la mise en scène avec Alain Timar. Avron a été un acteur des spectacles de Vilar et de Benno Besson tout en composant avec son complice Claude Evrard un duo maître dans la facétie rêveuse. Puis il a le plus souvent continué seul, interprétant ses propres textes, où il mêle les souvenirs de théâtre et ses propres questions sur notre monde en

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Culture
Temps de lecture : 5 minutes