L’été du divorce
L’affaire Bettencourt-Woerth n’a pas fini d’empoisonner la sarkozie. Elle creuse le fossé entre les Français entre le chef de l’État, confronté désormais à la défiance de son propre camp.
dans l’hebdo N° 1112-1114 Acheter ce numéro

Cette fois, Nicolas Sarkozy a bien perdu la main. Rien ne va comme il veut. Déjà contraint d’accepter la démission de deux ministres quand il ne voulait pas donner l’impression de céder à la pression médiatique, Nicolas Sarkozy s’était résolu à dire « sa » vérité aux Français le 12 juillet, lui qui s’était juré de ne plus s’exprimer, comme ses prédécesseurs, le 14 juillet, une date où les Français ont la tête ailleurs, expliquait-il. Du moins espérait-il que son tête-à-tête sur France 2 tourne la page des affaires Woerth-Bettencourt. Encore raté. Non seulement le président de la République n’a pas convaincu, mais sitôt sa séance d’hypnotisme terminée, les affaires continuaient.
Pourtant, avec la publication à la veille de l’entretien présidentiel d’un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) dédouanant Éric Woerth de toute intervention dans le dossier fiscal de Liliane Bettencourt, l’exécutif et la majorité avaient cru à la fin de leurs ennuis. Face à David Pujadas, Nicolas Sarkozy y voyait la preuve que son ministre était victime de « calomnies » . Éric Woerth s’était dit « soulagé ». Quand à François Fillon, il clamait que c’était un « tournant » . « Désormais, les imprécateurs savent qu’ils ne
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