La jeunesse en quête d’avenir
La crainte d’un futur sombre et un ras-le-bol vis-à-vis de la politique du gouvernement ont poussé lycéens et étudiants à entrer dans la mobilisation.
dans l’hebdo N° 1123 Acheter ce numéro
Constance est plus habituée aux harmonies de son instrument de musique, la harpe, qu’aux tonitruants pétards lancés par les cheminots et les postiers. Le 13 octobre, cette étudiante en lettres de l’université Paris-III figure pourtant dans cet impétueux rassemblement devant le Sénat pour demander le retrait de la réforme des retraites. La jonction entre la jeunesse et les salariés s’est bel et bien opérée, comme lors des grandes démonstrations des 12, 16 et 19 octobre. À Saint-Nazaire, des centaines de lycéens se sont rassemblés devant le chantier naval en compagnie de salariés de STX et d’Airbus. Le 14, à Toulouse, les lycéens défilaient avec les salariés en dehors de tout appel à manifestation nationale. Le lendemain, un comité a été créé à Saint-Denis par une assemblée générale de l’université Paris-VIII mêlant syndicats de salariés et d’étudiants.
Si l’arrivée des jeunes dans les cortèges a donné un second souffle au mouvement social, Jean-François, employé Biatoss (bibliothécaires, ingénieurs, administratifs, techniciens, ouvriers de service et de santé) de l’université Paris-VIII, notait, en