La nouvelle conquête de la finance
La conférence mondiale sur la biodiversité sera l’occasion pour certains États de pousser à la financiarisation de la nature. Avec quelles conséquences pour les écosystèmes ?
dans l’hebdo N° 1122 Acheter ce numéro
Difficile à concevoir, le marché de la nature existe pourtant, et la conférence mondiale sur la biodiversité* de Nagoya devrait lui permettre de prendre son envol. Il y sera certes question de la disparition des espèces et de la mobilisation mondiale organisée par les Nations unies, qui ont décrété 2010 année de la biodiversité. Mais les 193 États signataires de la Convention sur la diversité biologique discuteront aussi d’une version révisée du « plan stratégique » de cette Convention, qui portera sur la période 2011-2020.
Ce plan contient un volet consacré aux « services écosystémiques », qui devrait généraliser l’expérimentation d’instruments financiers et la marchandisation de la nature. Les débats doivent aussi porter sur la création d’une Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES, en anglais). L’Union européenne et la plupart des pays riches sont de fervents promoteurs de cette plateforme qui devrait obtenir un mandat politique pour délivrer