Les godillots doutent de leur chef
L’autorité de Nicolas Sarkozy est affaiblie au sein même de sa majorité, gagnée par la cacophonie. Le rapport de force social défavorable au gouvernement n’arrange rien.
dans l’hebdo N° 1121 Acheter ce numéro

L’incident n’a guère été relaté. Il est pourtant significatif de la dégradation du climat politique au sein de la droite. Les députés UMP ont infligé le 29 septembre, en commission, un camouflet au gouvernement sur le dossier épineux de la dette sociale, reposant ainsi, le jour même de la présentation du budget 2011, la question d’une hausse des impôts, refusée par Nicolas Sarkozy. À la quasi-unanimité, les membres de la commission des Lois, emmenés par leur président, Jean-Luc Warsmann (UMP), ont supprimé le volet central du projet de loi organique sur la gestion de la dette sociale, en refusant de prolonger de quatre ans la durée de vie de la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades). Créée en 1996 pour financer la dette sociale, composée des déficits accumulés par les caisses de Sécu et le Fonds de solidarité vieillesse, la Cades est alimentée par la