Les pétroliers bouchent le port de Marseille

La pétrochimie est aux avant-postes de la mobilisation. Reportage à Marseille, place forte du mouvement de grève, où les travailleurs des raffineries se battent autant pour leurs emplois que pour les retraites.

Sébastien Boistel  • 21 octobre 2010 abonné·es

Ces jours-ci, ce n’est pas une sardine qui bouche le port de Marseille mais plutôt une noria de pétroliers, gaziers et autres chimiquiers. Loin de faire – selon l’expression consacrée – des « ronds dans l’eau », ils font plutôt preuve d’une inertie quasi élyséenne. Si ballet il y a, il n’est pas nautique mais routier, les automobilistes faisant des tours et détours pour trouver une station-service qui fonctionne. Ironie du sort : le départ de la manifestation, samedi, à Marseille était à un jet de pierre d’une pompe à sec. Et, détail emblématique, ce sont les salariés de la pétrochimie et les agents du port qui étaient en tête de cortège. Histoire de rappeler qu’ils sont aux avant-postes de la mobilisation. Et que la cité phocéenne a donné

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Publié dans le dossier
Crise sociale : à force de mépris
Temps de lecture : 4 minutes