« Mon livre ne les arrêtera pas »

Le journaliste de France 2 tente de trouver des explications à l’acharnement de ceux qui ont imaginé cette ahurissante entreprise de désinformation.

Denis Sieffert  • 7 octobre 2010 abonné·es

POLITIS : L’affaire du petit Mohammed Al-Dura a commencé il y a dix ans. Elle se poursuit aujourd’hui…

Charles Enderlin : Sur tous les sites des adeptes de la théorie du complot, la campagne se poursuit. Les néoconservateurs n’ont pas disparu. Ils sont dans les corridors du pouvoir à Jérusalem et même parmi les proches conseillers de Benyamin Nétanyahou. En ce qui me concerne, cette pression continue, et je n’ai pas l’impression que cela va s’arrêter. Même mon livre ne les arrêtera pas.

Cette affaire a été reprise par des gens réputés très sérieux, depuis le Wall Street Journal jusqu’à des ­journalistes français de renom. Ces gens ont légitimé la thèse du complot en y apportant leur crédibilité. N’est-ce pas cela le plus grave finalement ?

Il y a deux types de personnes parmi celles auxquelles vous faites allusion. Il y a, d’un côté, ceux qui ne connaissent pas la situation sur le terrain, qui n’ont jamais assisté à une situation de combat, qui ne sont parfois jamais allés dans les territoires occupés et se sont laissé persuader par la théorie du complot. De l’autre côté, et c’est beaucoup plus étrange, il y a les professionnels qui savent ce qu’est un correspondant. Lorsqu’un patron de société

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Monde
Temps de lecture : 7 minutes