Plus belle la lutte à Marseille

La cité phocéenne est à la pointe de la contestation. De plus en plus de secteurs se rallient au mouvement de grève. Reste maintenant à organiser une convergence des revendications.

Sébastien Boistel  • 14 octobre 2010 abonné·es

« Aux armes ! C’est nous les Marseillais ! Et nous allons gagner ! » Non, vous n’êtes pas au Vélodrome, mais en train de battre le pavé entre le Vieux-Port et Castellane, pour la défense des retraites. Un slogan qui peut surprendre, mais auquel on s’habitue. Comme au fait de voir que c’est à Marseille que l’écart entre les ­chiffres des syndicats et ceux de la police est le plus grand. Pourtant, c’est indéniable, la cité phocéenne est à la pointe de la contestation. En tête, les dockers, bien sûr, qui bloquent depuis le 27 septembre les terminaux pétroliers de Fos-Lavera, avec, depuis la semaine dernière, l’appui des salariés de la pétrochimie. Mais, de fait, en se mobilisant dès le 23 septembre, les agents des cantines et des crèches de Marseille leur ont « grillé la politesse ». Et le 5 octobre, lors d’un pique-nique revendicatif sous les ­fenêtres du vice-président du Sénat (un certain

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