Qui sont les « casseurs » ?

Les violents affrontements de Nanterre ont suscité des images de « guérilla urbaine ». Au-delà des clichés, que s’est-il vraiment passé ? Reportage.

Meriem Laribi  • 28 octobre 2010 abonné·es
Qui sont les « casseurs » ?

En sortant du RER Nanterre-Préfecture, sur l’esplanade Charles-de-Gaulle, on voit apparaître de grands cubes de verre fissuré. Non, ce n’est pas l’œuvre de « casseurs » mais une création artistique sur laquelle on peut lire des extraits de l’Appel du 18 Juin. Le fameux : « Je convie tous les Français où qu’ils se trouvent à s’unir avec moi dans l’action, dans le sacrifice et dans l’espérance » semble faire écho au mouvement contre la réforme des retraites. Nordine Iznasni, 48 ans, éducateur de rue et conseiller municipal de Nanterre (Hauts-de-Seine), arrive à l’entrée du quartier Pablo-Picasso. Là, deux garçons démarrent en scooter, tête nue : « Et les casques, c’est fait pour qui ? » , leur lance l’élu. Ils le saluent, sourient et s’en vont. Vétéran du Mouvement de l’immigration et des banlieues (MIB), Nordine Iznasni est respecté par les jeunes de sa ville natale, qui a connu, il y a une semaine, aux abords du lycée Joliot-Curie, des affrontements présentés dans les médias commes des scènes de « guérilla urbaine » . Une « guérilla » organisée par des « casseurs » , comme les désigne la préfecture.

Sur

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Pour qui roule-t-il ?
Temps de lecture : 6 minutes