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Politis  • 18 novembre 2010
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Les critères de Rebsamen

L’aile droite du PS ne décolère pas contre l’adoption en conseil national, le 9 novembre, d’un texte sur l’égalité réelle qui promettrait trop à leurs yeux. Parmi eux, François Rebsamen, sénateur maire socialiste de Dijon, s’est distingué sur RTL en s’en prenant directement au porte-parole du PS, Benoît Hamon, qui conduisait le groupe de travail qui en a assuré la rédaction : « Il n’est pas élu local, il ne connaît pas la complexité, il n’a pas été se confronter à la vie dans les quartiers, je pense que c’est ce qui manque aujourd’hui à quelques dirigeants du Parti socialiste. » Comme si ceux-ci devaient être nécessairement élus de terrain et cumulards.

Effet retard des grèves

Le conseil politique national du NPA, qui se réunissait le week-end dernier, a de nouveau « bousculé » le calendrier de son congrès. Initialement prévu pour s’ouvrir le 11 novembre, repoussé à la mi-décembre, il se tiendra finalement du 4 au 6 février. La faute au « mouvement social contre la réforme des retraites, [qui] a modifié le rythme des débats défini antérieurement » , précise un communiqué de l’organisation anticapitaliste, qui tiendra le 11 décembre une conférence nationale « pour tirer les enseignements de ce mouvement extrêmement riche qui a mis en difficulté le gouvernement pendant ces deux mois de mobilisations ».

Débarqué deux fois

Sans surprise, Patrick Devedjian, ministre du Plan de relance, n’a pas été reconduit dans ses fonctions dimanche ; son ministère était un CDD et, pour l’Élysée, tout ce qui était à relancer l’a été. Lundi soir, c’est la présidence de l’UMP des Hauts-de-Seine qu’il a perdu à la suite d’un vote où le clan Sarkozy (son fils Jean, les époux Balkany…) lui a préféré Jean-Jacques Guillet. Devedjian, qui conserve la présidence du conseil général jusqu’en mars, est désormais en préavis. Jusqu’en mars.

Les échos
Temps de lecture : 2 minutes
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