Ombres et lumières de la bio
Le salon Marjolaine est l’occasion de faire le bilan de la production biologique en France. En forte progression, le secteur reste cependant fragile et doit se prémunir contre l’appétit de la grande distribution.
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Créé en 1976, le salon Marjolaine a accompli depuis cette époque héroïque, mêlant la bio et des pratiques farfelues qui desservaient les agriculteurs et les transformateurs, un certain nombre de progrès, même si sa société organisatrice, la SPAS, n’a pas encore totalement exilé les produits et les offres qui flirtent parfois avec le charlatanisme dans les autres manifestations qu’elle organise, par exemple le Salon zen ou le Salon du bien-être. On dénombre 130 exposants sur 550 proposant des produits qui relèvent de l’aromathérapie, de la cosmétique, des compléments alimentaires ou de la santé, comme, par exemple, ce « coussin qui fait du bien » . Ce déséquilibre se retrouve également dans les ateliers et nombre de conférences.
Ce grand salon, qui se déroule au Parc floral de Paris du 6 au 14 novembre, se met aussi en porte-à-faux par