Un homme pluriel si singulier

Entre archives et témoignages, Philippe Kohly signe un portrait de Romain Gary,
plongeant en même temps au cœur de l’œuvre. Un film exceptionnel.

Jean-Claude Renard  • 25 novembre 2010 abonné·es

« J’avais compris que, si je mentais, il fallait que je mente près de ma vérité, sous peine de parler faux. » Paul Pavlowitch commente aujourd’hui son interview accordée à Yvonne Baby pour le Monde . On est en 1975. La presse court après Émile Ajar depuis le succès de Gros câlin , suivi de la Vie devant soi , devenu favori du Goncourt. Voilà l’auteur se prêtant enfin aux sollicitations des médias. Ils ne sont pas des bottes à se douter du subterfuge, sinon personne, sinon peut-être Raymond Queneau. Car Ajar, on le saura six ans plus tard, n’est autre que Gary. Qui envoie son petit-cousin Pavlowitch prendre ses traits. Il a l’étoffe du rôle, la gueule de l’emploi. Philippe Kohly ouvre ainsi son documentaire sur le plus

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Médias
Temps de lecture : 4 minutes