Une histoire ravageuse

Denis Sieffert  • 25 novembre 2010 abonné·es

L’affaire de Karachi a décidément un curieux effet sur Nicolas Sarkozy. À la seule évocation devant lui de cette histoire de vente de sous-marins au Pakistan, en 1994, de commissions et de rétrocommissions, le Président « décompense », comme diraient les psys. Bref, il disjoncte. On se souvient des images du premier incident public. C’était à Bruxelles, le 20 juin 2009. On en a retenu un seul mot : « Fable » . Mais on y voyait surtout un Président secoué de tics, comme caricaturant ses imitateurs. La scène paraissait interminable. On sait qu’il a fait beaucoup plus fort vendredi dernier, en marge du sommet de l’Otan, à Lisbonne, répliquant au journaliste qui l’interrogeait : « Et moi, j’ai l’intime conviction que vous êtes pédophile. » Avant de tourner les talons en s’écriant : « Amis pédophiles, à demain ! »

Est-ce vraiment

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 5 minutes