« L’écologie politique ne doit pas être dogmatique »

La secrétaire nationale d’Europe Écologie-Les Verts analyse la nature de son projet politique. Elle évoque les relations de son mouvement avec le Front de gauche et le PS. Elle dresse un bilan du sommet de Cancún, qui est parvenu in extremis à un accord.

Denis Sieffert  • 16 décembre 2010 abonné·es
« L’écologie politique ne doit  pas être dogmatique »
© Photo : AFP

Politis : Au lendemain de votre conseil fédéral, et après la lettre de démission de Jean-Paul Besset, où en êtes-vous dans ce processus de fusion Europe Écologie-Les Verts ?

Cécile Duflot : Si on avait juste organisé la coexistence, il n’y aurait pas eu de problème, mais comme nous avons voulu réaliser une fusion en profondeur, ça ne se fait pas sans difficultés. Face à cela, il y a deux manières de réagir. Celle de Jean-Paul Besset, qui trouve ça usant, et la mienne, qui est de dire « il faut qu’on y arrive quand même ». La façon dont s’est passé notre premier conseil fédéral, ce week-end, me rend plutôt optimiste. Il y avait là 120 ex-Verts, et 120 autres qui avaient été tirés au sort dans leurs régions respectives. Le conseil fédéral était au travail, et dans un bon climat.

Comment analysez-vous politiquement cette fusion ?

Nous faisons le pari de réussir à créer une articulation entre un parti classique et une forme réseau qui permet aux gens qui n’ont pas envie de franchir le pas de l’adhésion à un parti traditionnel de participer à la construction d’un projet politique. Personne ne peut dire comment cela va évoluer. Ce

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