Une candidature Hulot ou Duflot pour se débarrasser d’Eva Joly et de son incompétence écologique

Claude-Marie Vadrot  • 20 décembre 2010
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Il n’y a pas que des mauvaises nouvelles en politique. Je considère comme un joli cadeau de fin d’année la perspective que Nicolas Hulot envisage de se présenter à la présidentielle. Dans Libération et aussi dans Politis , j’ai parfois été dur avec lui lors de sa fausse candidature de 2007. Je considérais alors, ayant été involontairement responsable de cette initiative alors que je sévissais encore au Journal du Dimanche , que Nicolas Hulot était trop ignorant, trop naïf en politique. Comme l’a montré son célèbre pacte signé par tout le monde, c’est à dire par tous les politiques que j’écologie n’intéressait que comme éventuel piège à voix. La conquête d’une société plus écolo et sociale, plus respectueuse de la planète et surtout de ses habitants n’est pas un travail d’amateur, fut-il éclairé. La politique écologique ne se fait pas seulement avec des bons sentiments, le triste tripatouillage en cours entre les Verts et Europe-Ecologie, le démontre largement.

Nicolas Hulot a conservé une part de sa naïveté et de son inadaptation à la politique, mais en trois ans, il a beaucoup appris. Il peut donc peut-être sortir efficacement de son rôle de journaliste et de gentil prophète, ce qui nous permettrait au passage de débarrasser la sphère écolo de Yann Arthus-Bertrand qui traînait encore son profil d’escroc de l’écologie volante dans les couloirs de la conférence de Cancun.

Mais la candidature éventuelle de Nicolas Hulot offre un autre avantage : elle permettrait à la mouvance écolo de remettre en cause celle de Eva Joly. Le plus mauvais choix possible, d’autant plus que cette pré (mon oeil !) candidature résulte clairement, je l’ai expliqué dans Politis, d’une opération de communication toujours en cours. Opération qui n’est pas encore parvenu à faire exprimer (et surtout penser) des idées intéressantes sur l’écologie à Madame Joly. Il n’y a pas que les paradis fiscaux et les secrets bancaires des escrocs de l’économie dans la vie. Eva Joly, malgré son passé de conseillère à Madagascar auprès d’un despote, malgré son amour immodéré des hôtels 5 étoiles qui a plombé la campagne d’Europe Ecologie, reste certes une dame sympathique, mais elle est et restera parfaitement ignorante de ce que peut être une société écologiquement supportable. Ce n’est pas son truc et il est regrettable que des communicants et des députés verts européens, se soient comportés comme des communicants du PS ou de l’UMP en choisissant une personnalité dont le seul vrai talent reste la notoriété et l’image.

C’est d’autant plus dommage, que s’agissant de trouver une candidate féminine, compétente, représentant une nouvelle génération, vivant une vie en phase avec la population en s’occupant de ses quatre enfants tout en travaillant à mi-temps, prenant chaque jour les transports en commun (vous avez déjà vu Eva dans le métro ?) les Verts disposaient et disposent encore de Cécile Duflot. Laquelle, en plus a intégré depuis des années toute les compétences nécessaires en matière d’écologie.

Donc entre Nicolas et Cécile, les écologistes disposent de l’embarras du choix. Même si la candidature de Hulot n’est pas certaine, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec l’écologie et ses compétences : sa Fondation est toujours opposée à cette participation à la présidentielle qui pourrait signifier sa disparition rapide et TF1 se passerait immédiatement de l’émission qui fait vivre le journaliste depuis des années. De quoi le faire réfléchir…

Donc, la solution la plus évidente, c’est Duflot…

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