Günter Wallraff repasse une couche

Habitué
des infiltrations,
le journaliste,
sous les traits d’un Noir, dénonce le racisme ordinaire en Allemagne.

Jean-Claude Renard  • 20 janvier 2011 abonné·es
Günter Wallraff repasse une couche
Noir sur blanc, mardi 25 janvier, 20 h 40, Arte (1 h 22). Photo : © X Verleih AG

Le monsieur se demande pourquoi on ne le laisse pas entrer dans cette discothèque. Au seuil de la porte, un type le jauge, lui explique : « Tu vois les Alpes ? Derrière, ça descend jusqu’à la Méditerranée. Et après, c’est l’Afrique ! » Et alors ? « L’Afrique est aux singes, l’Europe est aux Blancs ! » Le propos a le mérite d’être clair. Retour dans un studio feutré. Tout en choisissant sa perruque, se laissant minutieusement teindre le visage et les mains en noir par une maquilleuse, Günter Wallraff s’interroge : « Je vais peut-être avoir une bonne surprise. Ce serait bien si au final une enquête montrait que les Allemands sont un peuple très tolérant et très hospitalier. » En attendant,

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Médias
Temps de lecture : 4 minutes