Les pistes de ski sur la mauvaise pente
Menacées par le réchauffement climatique, les stations de sports d’hiver sont tentées par la surenchère technologique. Une conversion écologique est pourtant possible.
dans l’hebdo N° 1134 Acheter ce numéro

L’année 2010 a été marquée par la prolifération de séminaires consacrés au développement durable dans les stations de sports d’hiver. De fait, le coup d’envoi de la saison a débuté avec un catalogue de bonnes intentions qui dissimule parfois des réalités de terrain allant à l’encontre des préconisations affichées. L’histoire du ski, c’est en effet la multiplication de barres de logements et de télésièges énergivores, une consommation en eau toujours plus grande, mais aussi la destruction de la biodiversité, voire de la montagne lorsqu’il s’agit de faire sauter des barres rocheuses à coups d’explosifs.
« Nous sommes passés d’une activité économique de complément, exercée au niveau local, à une activité se référant de plus en plus à un modèle industriel, utilisant les hommes et les ressources à de pures fins de rentabilité » , dénonce Jean-Pierre Lamic dans Sports d’hiver durables [^2].
Or, les professionnels du tourisme de montagne savent que leur activité se complique à cause du réchauffement climatique. Le Centre d’étude de la neige de Grenoble constate que l’augmentation de la température dans les Alpes double au regard de la moyenne
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