Moncef Marzouki : « J’ai ressenti une immense fierté pour mon peuple »

Opposant historique au régime Ben Ali, en exil en France depuis 2001, Moncef Marzouki nous annonce son intention de se présenter aux prochaines élections.

Olivier Doubre  • 20 janvier 2011 abonné·es
Moncef Marzouki : « J’ai ressenti une immense fierté pour mon peuple »
© Photo : P. Da Fonseca

Politis : Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez appris la fuite de Ben Ali ?

Moncef Marzouki : J’ai combattu Ben Ali pendant vingt-trois ans. Je disais que ce n’était pas un chef d’État mais un chef de gang, que son régime n’était qu’un régime mafieux, et on m’a souvent accusé d’abus de langage. On voit aujourd’hui que je ne me trompais pas : Ben Ali n’est qu’un criminel de droit commun dont le dernier des crimes est d’avoir lancé ses sbires pour mettre le pays à feu et à sang, dans l’espoir qu’on le rappelle au nom de la prétendue stabilité qu’il avait instaurée. En fait, cette stabilité n’était que le règne du crime, de la corruption, du mensonge et de la répression, qui a littéralement perverti les institutions. J’appelle d’ailleurs tous les pays à extrader ce criminel où qu’il se trouve pour le juger, notamment pour les 90 morts de ces derniers jours, et faire rapatrier les fortunes volées au pays par lui et sa famille.

Au-delà de ce triste constat, j’ai ressenti une immense fierté pour mon peuple, qui a fait cette

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Publié dans le dossier
Tunisie : la révolution de l'espoir !
Temps de lecture : 5 minutes