Algérie : les généraux tremblent
La manifestation du 12 février à Alger, appelée dans la liesse de la chute d’Hosni Moubarak en Égypte, s’est heurtée à un énorme dispositif policier. Mais le mouvement n’est pas terminé. Reportage de Meriem Laribi.
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Ce 12 février, une ambiance électrique règne place du 1er-Mai à Alger, et les regards sont désorientés. Depuis 9 heures du matin, des centaines de manifestants affluent. Tout peut arriver, et tout le monde le sait. Il a fallu du courage pour venir jusqu’ici à l’appel de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), qui réunit différents partis d’opposition, des associations et des syndicats. Depuis 2001, il n’y a pas eu de manifestation à Alger, et la dernière a été sauvagement réprimée. Quelle serait l’attitude du pouvoir ?
Des signes laissaient supposer qu’il ne