Cinéma

Santiago 73

Politis  • 17 février 2011
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Santiago 73, post mortem, troisième film du cinéaste chilien Pablo Larrain, montre la fin du régime de Salvador Allende vue par les yeux de Mario Cornejo, un quidam étranger à la chose publique, un être terne, sans relief. Mario est amoureux de sa voisine, une danseuse qui abrite les réunions d’un groupe de révolutionnaires, soutiens d’Allende. Elle est son seul objet de fascination. Mais c’est à son travail que les événements vont faire irruption et avoir prise sur lui : il transcrit les autopsies à l’institut médico-légal de Santiago. Or, les cadavres ne vont pas manquer.

Si le précédent film de Pablo Larrain, Tony Manero, mettait en scène un personnage sadique et obsessionnel, celui-ci adopte le point de vue d’un personnage dont la veulerie peut être bouleversée dans une situation de violences politiques et de coup d’État. Mais il est évident que ce ne sont pas les héros qui intéressent le cinéaste, et que sa vision de l’humanité est pour le moins sombre. Dommage que Pablo Larrain veuille à tout prix imprimer son film d’une marque auteuriste, en jouant sur le décadrage ou une durée complaisamment distendue.

Culture
Temps de lecture : 1 minute
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