« L’émancipation, pas le développement »

Les programmes d’aide ne font qu’adoucir la situation sans régler les problèmes. C’est à la société civile de s’emparer du pouvoir de décision, estime Firoze Manji, chercheur associé à Oxford.

Ivan du Roy  et  Jennifer Austruy  • 3 février 2011 abonné·es

Politis : Quelles sont les caractéristiques de la société civile africaine ?

Firoze Manji : En Afrique, historiquement, deux sortes de sociétés civiles ont existé : celles qui ont collaboré avec le pouvoir colonial et celles qui s’y sont opposées. Aujourd’hui, nous connaissons la même situation : il y a celles qui s’associent à l’industrie de l’aide, qui en bénéficient et recourent au langage du développement ; et celles qui parlent d’émancipation. Il y a bien sûr beaucoup de nuances entre ces deux groupes. Entre collaboration active et résistance, entre développement charitable et émancipation, il existe un large spectre de possibilités. Mais, en général, les organisations locales, les syndicats, les mouvements paysans, parce qu’ils ont un intérêt direct dans leur propre liberté, ont une dynamique très différente de ceux qui participent à l’industrie de l’aide.

Les grandes ONG seraient-elles néfastes pour l’Afrique ? <

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Publié dans le dossier
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Temps de lecture : 5 minutes