Le jour où le PS a lâché les pronucléaires

Martine Aubry, en déclarant le 21 mars envisager une sortie du nucléaire, provoque un revirement historique des socialistes sur une question qui pourrait animer la présidentielle de 2012.

Patrick Piro  • 31 mars 2011 abonné·es
Le jour où le PS a lâché les pronucléaires
© Photo : Langlois / AFP

« Je crois qu’il faut sortir du nucléaire […]. Il faut y aller, ça va être sur vingt ou trente ans. » La ­dé­claration de Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste, sur le plateau de Canal + lundi 21 mars, est passée presque inaperçue dans le flot de l’actualité sur la cata­strophe de Fukushima, l’intervention militaire en Libye et la poussée du FN au premier tour des cantonales. C’est pourtant un retournement spectaculaire de la part des socialistes, qui n’ont pas dérogé d’une position globalement pronucléaire depuis plus de trente ans, guère écornée en 1981 par l’abandon de la centrale de Plogoff par François Mitterrand, ou la décision prise en 1997 par Lionel Jospin de fermer le surgénérateur de Creys-Malville.

Pendant les dix jours qui ont suivi le passage du tsunami sur la centrale de Fukushima, les

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Politique
Temps de lecture : 5 minutes